Les petits grains du sablier


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Les petits grains du sablier…

Prendre conscience que les petits hommes au visage desquels subsistent des traces persistantes de peinture de guerre rouge, et qui sautent sur leur lit, seront un jour peut-être papas à leur tour. Et moi, grand-maman.

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Pouvoir enfin laisser chevaliers et dragons jouer paisiblement – ou presque – sur la douillette, une quinzaine de minutes avant l’heure du coucher, sans que la bataille vire bain de sang…

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Les dimanches cinoche

« It’s a hard-knock life for us! »

Bon, c’est vrai qu’on a écouté la version doublée en français pour se rappeler les airs de notre enfance (et la mienne plus que celle de Papidou). N’empêche que bien que l’attention ait été moins soutenue vers la fin, la soirée est un autre beau succès.

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Ralentir le temps

Ffffshhhhh fffffshhhhh font les petits grains du sablier.
Quand on s’approche du petit instrument archaïque aux formes féminines, on peut facilement y entrendre biling-biling-biling-POUF! C’est que ces petits grains font tout un vacarme lors de leur chute, le long des parois de verre.

Cruels petits grains de sable, vous tombez si vite!

Je voudrais pouvoir observer et décrire la course de chacun d’eux, mais le voyage de l’un est à peine terminé que déjà, ses frères se précipitent sur le même chemin. Ces petits cristaux cruels me rappellent sans relâche que le temps m’échappe, que le moment présent est déjà passé.

C’est le monticule toujours grandissant de cailloux minuscules qui me pousse aujourd’hui à reprendre du clavier. Pendant plusieurs mois, j’ai tenu un blogue, lors du processus d’adoption de mon grand de quatre ans. Puis, depuis notre retour de Corée du Sud, c’est le silence radio: d’abord et avant tout par pudeur pour notre petit confort domestique nouvellement créé, puis par paresse, puis par manque de temps, puis par manque de mots. J’aurais aimé pouvoir dire que ce n’est que le temps qui m’a manqué. Pourtant, ce sont surtout les mots. Mais depuis trop longtemps déjà, je regarde le sable me couler entre les doigts par poignées. J’ai a coeur de tenir la chronique des petits grains de sable qui font de la vie une bête immense, magnifique, indomptable et impossible à capturer. La famille est mon centre névralgique, et les souvenirs, la plus précieuse richesse.

Tenir ces chroniques de tout et rien est ma façon bien à moi de conserver la trace de la chute de quelques uns de ces petits grains. Ma façon de ralentir le temps


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Tofu en robe céréalière ou le Détroit de Béring du frigo

18h15. Plus de Panko* pour faire frire un vieux paquet de tofu mou. Qu’à cela ne tienne!

On garnotte en vitesse des Shredded Wheat dans le robot pour sauver la situation. Et voilà!

Riz brun dans l’autocuiseur, edamames bio, poivrons bio verts et mauves et bouillon fabuleux. On le baptise le Détroit de Béring du frigo, pour la fusion entre l’orient et l’occident. Note à moi-même: en faire le double, la prochaine fois!


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Cul nu pour Superman

Il y a des combats qui s’avèrent difficiles dans le parcours de la maternité: la gestion des colères, le ramassage des jouets, les fesses qui décollent constamment de la chaise aux moment des repas n’en sont que quelques uns. Il y a parfois aussi de belles surprises qui nous attendent au détour d’un chemin, ou dans ce cas-ci, au détour d’un matin.

Depuis plusieurs jours, je remarque que la couche de mon Lutin de 2 ans et demi est sèche au lever, alors que celle de son grand frère déborde une nuit sur trois. J’ai laissé coulé l’affaire. Les couches-culottes sont maintenant si absorbantes qu’il faut traquer les petits pipis qui s’y cachent. Le Lutin ne boit pas beaucoup. Il s’agit sûrement d’une parfaite coïncidence. Mais à bout de théories, hier, je me suis toutefois rendue à l’évidence: il est prêt!

Je l’aide donc aidé à enfiler son pyjama de Superman (c’était son tour de choisir le pyjama en premier, et comme c’est le préféré de son frère – et non le sien – et qu’il veut l’imiter, il le choisit avec enthousiame), en omettant de lui mettre une couche-culotte, à sa grande surprise, et au désarroi de mon Petit Prince. Tout nu sous le pyjama. « Cul nu », dit  le Lutin qui peine à prononcer les « t ». « En commando », dirait papa Loupiot qui avait déjà fait l’essai de la liberté masculine dans la jungle de Bornéo.

Quoiqu’il en soit, ce matin, on est SEC!

Dans mon coeur de maman, voilà un VRAI superhéros.

Superman se sent grand et s’occupe de vider le bac de recyclage


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Le flibustier des mers

Bon, mon nez devrait déjà être de retour dans mon travail, mais l’envie du café s’est fait sentir, et je trouvais bien triste de laisser un pauvre billet esseulé porter à lui seul le poids de ce blogue. Pendant que coulaient les dernières gouttes de ma machine à café, je passais en revue ma cuisine. Sur un petit comptoir qui se retrouve constamment embourbé de choses et d’autres, siègeait fièrement l’un des tout derniers dessins de mon Petit Prince de 3 ans et demi. Né de son imagination inhibée et de son talent bourgeonnant, je vous présente Le flibustier des mers